Ma visite féérique d’Abu Simbel (Egypte)

Le temple d'Abu Simbel, en Egypte est une merveille de l'architecture de l'époque des Pharaons. Un carnet de voyages unique et envoutant.
Cet article en un clin d'oeil

Je vous partage aujourd’hui l’un des moments forts de mon voyage en Egypte : la visite du temple d’Abu Simbel, entre beauté et féérie

Un contexte particulier

Au lendemain de l’attaque du musée du Bardo à Tunis (Mars 2015), je m’envolais seule en direction de l’Egypte. Ce fut une expérience étonnante, surprenante je dirais même ! Au travers de ce nouveau carnet de voyage, je voudrais vous faire vivre une épopée singulière sur la terre des pharaons.

Arrêt à Assouan

Arrivée à Assouan dans l’après-midi, je pars rapidement à la découverte des souqs et des quartiers du centre-ville. A cette heure de la journée, où le soleil descend vers l’horizon, la ville est très animée. Hommes, femmes et enfants s’affairent dans les rues étroites de cette cité ancestrale de la Haute-Egypte. Je suis la seule étrangère à déambuler dans les artères de la ville. Je profite de ces instants précieux, j’échange quelques mots avec des commerçants avant que l’adhan (appel à la prière) ne vibre dans toute la ville.

Assouan est une ville assez touristique d’habitude, puisqu’elle est le port le plus au sud pour les bateaux qui réalisent les croisières sur le Nil. Au-delà d’Assouan, les bateaux ne peuvent s’aventurer, depuis que l’immense barrage fut construit, donnant ainsi naissance au Lac Nasser (et obligeant par la même occasion la reconstruction d’Abu Simbel plus en hauteur).

Une visite qui se mérite !

Depuis le printemps arabe, le pays est boudé par la quasi-totalité des étrangers. Considérée comme une destination risquée, le pays à vu depuis 2011 son nombre de visiteurs dégringoler, entraînant dans sa chute tout un pan de l’économie. C’est dans ce contexte assez particulier que je découvre l’Egypte. Les quais sur les bords du Nil sont vides. Rares sont les bateaux à naviguer encore sur le fleuve majestueux jadis peuplé de crocodiles.

Le lendemain, je pars en pleine nuit, avec une poignée de touristes, qui comme moi n’ont pas cédé à la panique ni à la peur. On part en convoi militaire depuis Assouan pour rejoindre le sud et les bords du lac Nasser. Le soleil se lève sur le désert Egyptien, la route est linéaire et monotone. On arrive enfin à Abu Simbel, l’un des hauts lieux du tourisme Egyptien. Je suis impatiente de découvrir ce monument grandiose dont mes professeurs m’ont longuement parlé dans mon enfance.

Devant les colosses d’Egypte

Lorsque j’arrive devant l’entrée principale du temple, je suis seule face aux colosses de pierre qui gardent les lieux. Je prends quelques photos de la façade imposante et j’emboîte le pas à l’un des gardiens du site qui se dirige vers l’entrée du temple. De sa poche il sort un large trousseau de clés. Il se retourne pour me faire face. Son visage est buriné par le soleil et son sourire en dit long sur le noble métier qu’il occupe. Dans un anglais approximatif, il me dit « this morning you gonna be the first ». Mes yeux s’écarquillent, mon visage s’illumine et je lui souris de toutes mes dents.

Un instant magique lors duquel temps semble suspendu. Le gardien enfonce la lourde clé dans la serrure de cette immense porte en bois et me fait signe d’avancer.

La féérie d’Abu Simbel

Ce matin-là, je fus la première à rentrer dans le superbe temple d’Abu Simbel. Pas de cohue, pas d’attente, juste un silence assourdissant. Envahie par de nombreuses émotions, je pénètre dans le temple en même temps que les rayons du soleil. Dans ce couloir baigné par les lueurs du matin, les imposantes statues en enfilade m’accueillent solennellement.

Je suis émue, j’ose à peine traverser la pièce tellement je suis impressionnée par cette haie d’honneur. Je me surprends à marcher sur la pointe des pieds, terrifiée de rompre la magie de l’instant. A mesure que j’avance vers la salle suivante, les détails des hiéroglyphes délicatement sculptés sur les colonnes m’attirent comme un aimant. La lumière se fait de plus en plus tamisée. Je suis fascinée par tant de beauté. Que dire des peintures qui ornent les plafonds. Le temps et la reconstruction du temple ont fait leur œuvre certes, mais la magnificence est intacte.

Un souvenir impérissable

Encore aujourd’hui, je réalise non sans difficulté, la chance que j’ai eu ce jour-là un moment aussi rare que féérique. Certes, je ne fus pas la première à découvrir les lieux, des milliers de touristes sont passés avant moi, mais pourtant l’expérience m’a marqué, à tel point que j’écris ces mots avec beaucoup d’émotions, tant les souvenirs sont intacts.

Picture of Derrière Mahaara ...
Derrière Mahaara ...

Bonjour et bienvenue dans mon univers… Je suis Pauline, une aventurière amoureuse des destinations extraordinaires !

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Bonjour et bienvenue dans mon univers… Je suis Pauline, une aventurière amoureuse des destinations extraordinaires !

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